La lucidité n'est pas qu'un privilège c'est une forme de torture, une torture ludique à laquelle on finit par prendre plaisir au départ de grès, finalement de force.
Je voue un culte à la souffrance me dirait on, un culte, un hymne, un hommage appelez comme vous l'entendrez le mieux.
Qui n'a jamais souffert? Je pose cette question en but d'exprimer une nouvelle théorie.
Qui? Qui n'a pas vécu de moments obscures, désillusions frappantes de cette réalité irritante.
Nous sommes tous à la poursuite de la joie, c'est la base de notre enseignement, survivre tentant en vain d'échapper aux remords en quête d'une joie idéaliste, utopique, parfaite.
Un enseignement propre a cette humanité fondée dans le mensonge et l'espoir.
Rien n'est plus vrai que la souffrance, nous en affligeons aux autres pour pouvoir en supporter le poids. Flagellation intime.
Etes vous certain d'avoir connu un véritable moment de bonheur? Sans vouloir vous en convaincre, j'imagine qu'avec ou sans mauvaise foie la plupart répondront un "oui" stigmatisé par la certitude.
Cet instant d'extase, de délivrance est il comparable à un instant tout aussi éphémère de douleur profonde? La comparaison est illusoire comme une tentative de bâtir des frontières entre noir et blanc, bien et mal, beau ou laid.
J'aimerais me persuader que le bonheur existe qu'il est par définition même l'humanité dans son intégralité. J'aimerais croire en l'échec de l'homme et y voire une lueur de clarté. Sentir l'optimisme m'envelopper au delà des méandres abyssales de mes sentiments inexistants.
Comment ne pas connaitre la déception lorsque l'illusion s'éteint et laisse place à une solitude inépuisable? Seul à jamais, même accompagner, même heureux seul dans ce bonheur, seul dans l'intimité de mes pensées confuses, seul...
Et si nous nous confrontions à la réalité juste une fois, et si nous admirions l'homme dans sa splendeur naturelle, pas celle pour laquelle il serait programmé, non, sa véritable nature, sa simplicité propre, sa vitalité enivrante partagée avec sa conscience libéré des schémas et ordres moralisateurs depuis la naissance de l'homme.
Qu'en ressortirait il?
Un épanouissement vers la construction d'une paix intérieure ou au contraire un chaos dénué de toute humanité dont on nous fait l'apologie a grand coup de bonté niaiseuse?
Qui sommes nous véritablement?
L'homme est il un bénéfice pour la terre ou son ennemie ?
Et si nous étions libre ?
Libre sans barrière délimitant l'espace clos de cette liberté, si la terre toute entière appartiendrait à l'homme, non plus à la machine qu'il a créé.
La terre n'appartiendrais plus au profit, au financement de la culture de masse en vue de l'exploiter, oublions cette forme de liberté, dans son sens véritable !
Libre !
Ne plus être réveillé par une machine le matin, libre de travailler par plaisir et non plus par nécessité, libre de croire en dieux sans personnification religieuse ancestrale aux valeurs inaccomplis, libre de détruire, libre de créer un nouveau monde, libre d'anéantir les races inférieurs, libre de couper les arbres pères de nos premiers souffles, de tuer, de libérer, de mourir, libre dans la folie ou la sagesse humaine.
Mais en y pensant...N'avons nous jamais connu cette liberté? N'avons nous jamais transformé un monde entier à notre image? Celle de la déchéance? Voila ce qu'est l'homme blanc noir arabe ou asiatique, voila ce qu'est l'homme ! L'homme dans sa véritable nature, destructrice, orgueilleuse, mégalomane, créatrice du chaos devenu réalité quotidienne.
L'humain n'est plus qu'une marchandise certes mais l'humain a créé son propre destin usant de ses pouvoirs, de ses morales, des ses joies peines et envies...L'humain à eut sa chance !
L'humain à la conquête du bonheur mais c'est en cherchant ailleurs que dans sa liberté qu' il s'est construit un monde dont il a perdu tout contrôle et dont il se plaint aujourd'hui inlassablement...pourtant l'humain est libre non ? Illusion vantée depuis la démocratie, dictature de technocrates ou le peuple sans issue n'a qu'un bonheur, un bonheur fragile, un bonheur imposé celui de la consommation...
L'homme est envahi par la souffrance, l'homme l'a toujours été, les proportions ont grandit nous avons craché nos tourments sur la nature cherchant à nous détruire nous même puis nous nous sommes battu entre nous créant la guerre donc pour ainsi dire la paix, nous avons créé la joie dans une ultime envie celle d'échapper à la souffrance mère véritable de l'humanité. L'homme à présent ne peut se reposer que sur ses états d'âmes, utopies perdues, rêves brisés...
6 milliard d'humains en quête du bonheur mais 6 milliard d'humains atteints par la peines.
Le problème n'est pas ethnique, religieux, sociale ou culturel le problème est humain car l'humain est à la base de toutes nos souffrances, car l'humain est souffrance et rien ne sers de tenter de l'oublier parce que...c'est ce que nous savons faire de mieux.